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Références historiques

Blarer de Wartensee (1544-1608)

Jacques-Christophe Blarer de Wartensee, prince-évêque de Bâle, 1575-1608. Portrait à l'huile, 69 x 60 cm (Tribunal cantonal. Photo J. Bélat, Porrentruy).
Blarer est né dans une famille catholique, ce qui lui forgera ses convictions religieuses: il luttera toute sa vie contre le protestantisme. Il fait ses études à l'université de Fribourg-en-Brisgau, puis entre au chapitre de Constance.
Le 22 juin 1575, il est élu prince-évêque de Bâle, ce qui le met à la tête d'une principauté de 40000 personnes. La moitié de cette population est alors protestante. L'état du clergé est lamentable. La plupart des prêtres mènent une vie de débauche et l'entretien des lieux de cultes est déplorable. Tout cela a entrainé l'attrait des fidèles au protestantisme. Blarer décide de prendre des mesures pour améliorer la situation. Chaque prêtre en faute est rappelé à son devoir sous peine de sanctions, ce qui amènera un renouveau du clergé. Blarer a réussi à repeupler les églises de la région ce qui lui vaut le nom de "Réformateur catholique de l'Évêché". Son besoin de bons prédicateurs et de soutien le fait se tourner vers deux ordres militants: les Jésuites et les capucins. Ces derniers ayant décidé de ne pas s'installer définitivement dans la région, ce sont les jésuites qui, petit à petit, reconvertissent des communes que même le prince-évêque n'avait pas réussi à raisonner et finissent par s'installer définitivement dans l'Évêché. En 1553, le concile de Trente donne l'obligation aux évêques de fonder un collège ou un séminaire. Blarer veut créer une institution qui puisse rivaliser avec l'université de Bâle et les académies de Berne, Lausanne et Genève afin d'encourager les jeunes gens à étudier dans l'évêché. Plusieurs aides financières permettent de réaliser ce projet de taille. On choisit Porrentruy comme lieu de construction après avoir hésité avec Delémont. On signe l'acte de fondation le 9 mai 1591, dans lequel Blarer apparaît comme le seul promoteur du collège. L'institution ouvre ses portes le 11 octobre 1591. Il décède le 18 avril 1608, à l'âge de 64 ans.

Clément VIII (1536-1605)

Dernier pape, de 1592 à 1605, de la Contre-Réforme. Né Ippolito Aldobrandi à Fano en Italie, il fit ses études à Padoue, Pérouse et Bologne, devint prêtre et cardinal en 1585 et fut élu pape en 1592. Il libéra l'Eglise de la domination espagnole et s'acquit l'appui de la france en officiant lors de la conversion au catholicisme d'Henri IV, roi de France. En 1597, il s'acquit, avec l'aide française, le duché italien de Ferrare, réclamé également par l'Espagne. L'année suivante, il se fit le médiateur entre la France et l'Espagne pour conclure une paix. Au cours de son pontificat, Clément fit publier une version révisée de la Vulgate, et tenta, à plusieurs reprises, de restaurer l'Église dans toute l'Europe. (source: Encyclopédie Microsoft(R) Encarta(R) 97 )

Clément XIV (1705-1744)

247ème pape (1769-1774), connu pour avoir supprimé l'ordre des Jésuites en 1773. Né Giovanni Vincenzo Ganganelli, près de Rimini, il fut éduqué par les Jésuites avant d'entrer dans l'ordre des Franciscains en 1723. Il enseigna ensuite la philosophie et la théologie et écrivit, en 1743, une défense théologique des Jésuites. Il fut consacré cardinal en 1759. Elu pape en 1769. il fut poussé par un grand nombre de souverains européens à dissoudre la compagnie de Jésus à cause de son influence trop importante. Il promulgua à cet effet la bulle Dominus ac Redempter noster en 1773. L'ordre des Jésuites fut alors interdit puis rétabli en 1814 par Pie VII.

Le congrès de Vienne (1814-1815)

Conférence européenne mise en place pour redessiner la carte de l'Europe à la fin des guerres napoléoniennes. La conférence eut lieu à Vienne de septembre1814 à juin 1815. Principaux délégués Les représentants de toutes les puissances européennes, à l'exception de la Turquie, se réunirent au congrès, qui fut interrompu en février 1815 par l'évasion de Napoléon 1er de l'île d'Elbe. Y assistèrent notamment Alexandre 1er, empereur de Russie, qui apporta son soutien à des causes impopulaires telles que l'unification des Etats allemands et la formation d'un gouvernement constitutionnel en Pologne; le prince Klemens von Metternich, ministre autrichien et président du congrès, qui joua probablement le rôle le plus important dans les négociations; Talleyrand, représentant de Louis XVIII, qui réussit - bien que les principales puissances (le Royaume-Uni, la Russie, la Prusse et l'Autriche) se soient entendues pour que ni la France ni l'Espagne ne prennent part aux décisions importantes - à obtenir pour son pays une part égale dans les délibérations, le vicomte de Castlereagh, ministre des affaires étrangères, et le duc de Wellington, pour le Royaume-Uni, le prince von Hardenberg, principal délégué de la Prusse. Les décisions du congrès A l'issue des négociations, la France fut dépossédée de tous les territoires conquis par Napoléon 1er, les anciennes Provinces-Unies furent rattachées aux Pays-Bas autrichiens pour former un royaume unique des Pays-Bas, gouvernés par la maison d'Orange, la Norvège et la Suède furent réunies sous le règne de Charles XIV de Suède, l'indépendance et la neutralité de la Suisse furent garanties grâce à l' union de ses cantons en une confédération assez lâche. De plus, la Russie reçut la plus grande partie de l'ancien Grand-Dûché de Varsovie, qu'elle organisa en royaume autonome gouverné par Alexandre 1er, la Prusse obtint la Prusse occidentale, la Posnanie, la moitié nord de la Saxe et une grande partie des provinces de Rhénanie et de Westphalie; le duché de Hanovre fut agrandi et érigé en royaume; l'Autriche recouvra la plupart des territoires qu'elle avait perdus et, en compensation de la perte des Pays-Bas autrichiens, elle reçut des territoires allemands et italiens (Lombardie et Vénétie), de même que la partie de la Dalmatie qui appartenait auparavant à Venise; la Grande-Bretagne conserva la province du Cap en Afrique du Sud, Ceylan (l'actuel Sri Lanka), l'île Maurice, Helgoland et Malte; le roi de Sardaigne récupéra le Piémont, Nice et la Savoie et entra en possession de Gênes; le roi de Bourbon Ferdinand 1er retrouva son royaume des Deux-Siciles, et le duché de Parme fut attribué à la femme de Napoléon, Marie-Louise d'Autriche. Une commission territoriale se réunit à Francfort et fonda en 1819 la Confédération germanique, qui regroupait trente-quatre Etats souverain, dont la Prusse, et quatre villes libres, sous la présidence de l'empereur d'Autriche. Le congrès prit la décision importante de condamner la traite des Noirs et accorda également la liberté de navigation sur les fleuves qui traversaient plusieurs Etats ou constituaient une frontière entre des pays. Son principal succès fut de rétablir un «équilibre des puissances» en Europe, ce qui eut pour conséquence de maintenir la paix sur le continent pendant presque quarante ans.

Le général Custine (1740-1793)

CUSTINE Adam Philippe, comte de (Metz, 4.11.1740, Paris 27.8.1793). Général français. Il se distingua durant la guerre de Sept Ans et la guerre de l'Indépendance américaine (notamment à Yorktown). Député de la noblesse lorraine aux Etats généraux, il se rallia à la Révolution. Commandant de l'Armée du Rhin (1792-93), il s'empara de Spire, Mayence et Francfort; mais battu par les Prussiens près d'Hochheim (1793) et accusé d'avoir mal défendu Mayence, il fut rappelé à Paris, condamné à mort et exécuté.

La guerre de Trente Ans (1618-1648)

Conflit religieux et politique né en Allemagne en 1618, et qui s'étendit à l'Europe occidentale jusqu'en 1648. Cette lutte puise son origine dans le profond antagonisme religieux conséquent à la Réforme protestante (ou Réformation). La haine religieuse, principalement entre protestants et catholiques, élargit le conflit et joua un rôle-clé dans son déroulement. Cette tension couvait déjà depuis plus d'un demi-siècle. Les rivalités dynastiques des princes allemands et la détermination de certains États européens, en particulier la France et la Suède, à réduire la puissance du Saint Empire romain germanique, seul instrument politique de l'Autriche et des Habsbourgs, aggravèrent la situation. Les faiblesses de la paix d'Augsbourg conclue en 1555 entre le Saint Empire romain et les princes luthériens allemands étaient également en cause. Cette guerre, l'une des plus dévastatrices de l'histoire de l'Europe, peut être divisée en quatre phases, habituellement caractérisées et datées comme suit: Palatinat-Bohême (1618-1625), Danemark (1625-1629), Suède (1630-1635) et France (1635-1648). Les traités de Westphalie, au nombre de deux et publiés le 24 octobre 1648, eurent une influence fondamentale sur l'histoire de l'Europe centrale jusqu 'au début du XIXe siècle. Le traité réduisit considérablement le Saint Empire romain et le pouvoir des Habsbourgs. Les principaux bénéficiaires de ces traités furent la Suède et surtout la France qui acquit un rôle prépondérant en Europe. L'Allemagne, principal théâtre de la guerre, fut la plus durement touchée par la guerre de Trente Ans tant sur le plan économique (elle mit un siècle à rétablir son économie) que démographique (environ un tiers de sa population avait disparu), religieux (le pays resta divisé entre les deux confessions) ou politique (le déclin des Habsbourgs fut mis à profit par les pouvoirs locaux, provoquant une véritable paralysie politique exploitée par Louis XIV et Mazarin). (source: Encyclopédie Microsoft Encarta 97)

Simon-Nicolas de Montjoie (1693-1775)

Né à Hirsingue (France) en 1693 et décédé à Porrentruy (suisse) en 1775, il fit ses études à Porrentruy, Strasbourg et Rome. Il fut chanoine à Strasbourg et gravita dans l'entourage du cardinal de Rohan avant d'accéder à la dignité d'évêque de Bâle en 1762. Avant son éléction, les délibérations du Chapitre avaient été houleuses. Certains pensaient avoir désigné un évêque "de transition", compte tenu de son âge déjà respectable. C'est sous son règne que fut mené à bien le premier recensement de la population de l'Evêché; cette entreprise avait été rendue nécessaire par la disette qui sévit de 1770 à 1771. Les discussions diplomatiques entre l'archevêque de Besançon et l'évêque de Bâle pour un échange de paroisses en Ajoie et dans la Haute Alsace commencèrent sous le règne de Simon-Nicolas de Montjoie; elles n'aboutirent qu'en 1779. L'action sociale qu'il développa en interdisant la mendicité et en créant des emplois pour ses sujets firent du prince de Montjoie une figure légendaire de bonté. Il fut sans doute le plus populaire des souverains de la Principauté épiscopale de Bâle au XVIIIe siècle. (source: le canton du Jura de A à Z)

Jean-Conrad de Reinach (1657-1737)

Né à Michelbach (Département du Haut-Rhin) en 1657 et décédé à Porrentruy en 1737. Après des études à Porrentruy, Rome et Pérouse, il fut reçu chanoine du Chapitre de Bâle en 1691. Evêque de Bâle dès 1705, son règne est considéré par plusieurs historiens comme l'un des plus heureux qui ait vécu la Principauté. Dès son intronisation surgirent des difficultés avec certaines régions de l'Evêché qui refusèrent de lui prêter hommage. Son intrusion dans les libertés et les coutumes locales valurent à la Principauté des révoltes habituellement appelées "Troubles du Pays". Sous le régne de son successeur, les troupes de Louis XV aidèrent à rétablir l'ordre dans la Principauté. (source: le canton du Jura de A à Z)

Jules Thurmann (1804-1855)

Né à Neuf-Brisach (France) en 1804 et décédé à Porrentruy en 1855. Géologue jurassien. Alsacien par son père, il acquiert la bourgeoisie de Porrentruy en 1828. Collège de Porrentruy. Strasbourg: études de droit, bachelier en lettres; Ecole royale des mines à Paris. Solide formation scientifique, greffée sur une culture littéraire classique. Jules Thurmann travaille d'abord à Delémont avec Antoine-Joseph Buchwalder, géomètre. Nommé professeur au Collège de Porrentruy, il y enseigne les mathématiques, les sciences naturelles; il crtée un cabinet de minéralogie et de géologie et dirige l'aménagement définitif du jardin botanique. Premier directeur de l'Ecole normale des instituteurs de Porentruy (1837-1843). Député au Grand Conseil bernois (1837-1839,1844-1845). Fondateur de la Société de statistique des districts du Jura en 1832. Membre fondateur de la Société jurassienne d'emulation en1847 et premier président (1847-1855). Sa réputation scientifique amène la Société géologique de France en 1838 et la Société hélvétique des sciences naturelles en 1853 à se réunir à Prrentruy. Fondateur de l'orographie jurassique et pionnier de la phytosociologie moderne, il a notamment publié: Essai sur les soulèvement jurassiques, Paris 1832-1836; Résumé des lois orographiques générales du système des Monts-Jura, Porrentruy, 1853; Essai de phytostatique appliquée à la chaîne du Jura et aux contrées voisines, Berne 1849 (source: le canton du Jura de A à Z).